dimanche 11 décembre 2016

Le Paris des Merveilles


Titre : Le Paris des Merveilles
Auteur : Pierre Pevel
Éditeur : Bragelonne
Genre : Fantasy Steampunk
Résumé : Paris, début du XX siècle. Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Epoque tel que nous l’entendons : la Tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le Bois de Vincennes, des chat-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées.
     Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du cercle cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confrontés à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connait que trop bien. 

Après un vendeur bien trop doué dans son travail et une rencontre avec l’auteur, adorable, je me plonge avec grand plaisir dans cette œuvre dont j’ai tant entendu parler et que je vois dans les librairies depuis plusieurs années.

Le Paris des Merveilles avec ses allures de conte Steampunk nous racontent l’histoire de deux personnages, Louis Griffont, un mage vivant à Paris et Isabel de Saint-Gil, une baronne dont le travail se trouve à la limite de la légalité qui travaillent tous les deux sur deux affaires qui semblent sans rapport mais qui cachent bien des secrets.
L’histoire, palpitante et à couper le souffle, nous entraîne dans un souffle tenu jusqu’au dénouement exaltant qui nous donne des réponses tout en gardant une part de mystère qui rends alors la séparation avec l’univers un peu difficile.

Mais une bonne histoire ne vaut rien sans de bons personnages et les personnages du Paris des Merveilles sont excellents. Principalement les personnages centraux Griffont et Isabel. Nous suivons des personnages charismatiques, amusants et attachants. Mais les personnages secondaires ne sont pas en reste, d’Auguste à l’inspecteur Farroux, on saute de personnage fantastique en personnage intriguant.

Bien sur le style de l’auteur joue aussi dans notre plongée dans son univers. Celui-ci est simple et accessible avec une certaine poésie sans nous surchargée de figure de style inutile. La simplicité de son écriture est vraiment un grand plus. Mais le grand point fort de l’histoire, c’est bien le narrateur en lui-même. Ce dernier nous raconte son histoire comme un conteur, n’hésitant pas à certains endroits de briser le quatrième mur pour s’adresser au lecteur, le plus drôle est de voir ce narrateur manier les mots de façon à sous-entendre que ses interruptions sont toujours de la faute des lecteurs, apportant une sacré dose d’humour.

Vous l’aurez compris, Le Paris des Merveilles, c’est un sublime coup de cœur alliant le conte, le Steampunk, l’aventure et l’humour avec perfection que je conseille à quiconque fan de l’un de ces genres.

19/20

dimanche 27 novembre 2016

Sorcière Malgré elle

Titre : Sorcière malgré elle, l’Héritière des Raeven
Auteur : Méropée Malo
Éditeur : Castelmore
Genre : Jeunesse, Fantastique
Résumé : Assia, dix-neuf ans et bac en poche, rentre chez elle après des années en pension. Mais il n’y a personne pour l’attendre et elle apprend que toute sa famille est morte. La voilà seule au monde…
  La jeune fille découvre alors qu’elle est l’héritière d’une lignée de sorcière. Elle va devoir apprendre à manier ses nouveaux pouvoirs avec pour unique professeur un vieux grimoire, puisque sa mère n’est plus là.
  Assia n’est pas du genre à se laisser abattre : elle surmontera toutes les épreuves et éclaircira les circonstances qui ont mené à la mort des siens, parole de sorcière !

Découvert chez une amie, la couverture magnifique et très agréable au toucher, et le résumé, assez mystérieux, donne tout de suite envie de lire l’histoire d’Assia Raeven.

Mais c’est une vraie désillusion qu’offre le roman de Méropée Malo, aussi bien dans l’histoire que dans les personnages. Malo nous raconte le retour d’Assia dans sa ville natale après huit années passé en pension. A son retour chez elles, Assia apprend que sa mère et sa tante, son unique famille, sont toutes les deux mortes près de huit ans auparavant, peu de temps après le départ d’Assia en pension. Assia apprend aussi qu’elle est une sorcière et doit donc apprendre la magie pour protéger son héritage.

Dès le départ, le charme est rompu, Assia n’a jamais été mis au courant au bout de huit ans que sa famille était morte et que son héritage ait été dilapidée dans le prix de son école. Et avec le scepticisme que provoque cette révélation, impossible de se laisser importer par l’histoire. D’autres révélations suivent toutes aussi grotesque et peu crédible, comme la réaction d’Assia en apprenant la mort de sa mère : partir faire un jogging jusqu’à l’épuisement p
uis faire visiter sa maison dans l’espoir de la vendre.

Quant aux personnages, ils ne sont malheureusement pas vraiment mieux, mal écrits. Assia est trop parfaite, à 18 ans elle sait faire du jogging, du Yoga, de l’escalade et du roller parfaitement, presque comme une pro. Elle sait aussi hacker tous les appareils électroniques qu’elle croise avec perfection. Elle tombe amoureuse d’un garçon au physique parfait et à l’esprit inexistant : Alec. Leur histoire d’amour, insipide et irréaliste, prend le pas sur l’histoire de magie promit dans le résumé. 

De plus, l’intrigue est longue, très longue à se mettre en place. On en est à se demander si on va un jour rentrer dans le cœur de l’histoire ou si on va devoir supporter encore longtemps les jérémiades d’Assia sur son manque d’internet ou son travail. On en vient à un point qu’on est encouragé à abandonner le roman après près de quarante ou cinquante pages de dur labeur. Et après avoir levé les yeux au ciel une cinquantaine de fois et soupirer une centaine de fois, on finit par abandonner la lecture.

Une œuvre qui promettait magie et mystère mais qui nous offre cliché et exaspération. Une déception totale et amère que je déconseille fortement.

6/20

dimanche 13 novembre 2016

Lettre de consolation à un ami écrivain

Titre : Lettre de consolation à un ami écrivain
Auteur : Jean-Michel Delacomptée
Éditeur : Robert Laffont
Genre : Essai, littérature française
Résumé : « Evidemment,
il y a de quoi sourire. Il existe aujourd’hui des problèmes plus considérables. Le pays marche de travers, il a d’autres chats à fouetter que de s’étendre sur les douteux mérites de sa production romanesque. Excepté un quarteron de lecteurs en retraite, d’écrivains dépités de leur peu d’exemplaires vendus, de journalistes le nez au vent et de libraires guetteurs de messies, qui s’inquiète de ce qui nous captive, vous, moi, et encore quelques autres ? Précisément c’est tout le problème. »
Cette Lettre s’adresse à un ami écrivain désespérée de n’avoir obtenu aucune critique ni audience pour son dernier livre, pourtant magnifique. Elle vise à comprendre et à faire comprendre pourquoi des œuvres puissantes restent confinées dans l’ombre, alors que des textes médiocres connaissent un grand succès.

 Lettre de consolation à un ami écrivain n’est absolument pas le genre de livre qu’on se met à lire par hasard ou curiosité mais bien parce qu’on a voulu connaitre l’avis de l’auteur sur la littérature et il est difficile d’en donner un avis constructif quand on débute dans la lecture d’essais.

Cette « lettre », écrite par Jean-Michel Delacomptée, s’adresse à l’un de ses amis, lui aussi écrivain, qui souhaite abandonner son métier, dégoûter par le peu de cas que l’on fait à sa littérature, dans l’espoir qu’avec cette lettre Delacomptée le persuade de continuer à écrire d’autres œuvres. 
Dans cette lettre, Delacomptée donne un coup de poing accusateur dans la littérature contemporaine qu’il accuse d’être connu uniquement grâce à la médiatisation. Il accuse les journalistes, les prix littéraires, les auteurs et les lecteurs de ne plus savoir faire la différence entre une littérature presque « mondaine » et une littérature désuète et fade. Cette lettre est une suite d’accusations accompagnée de nombreux arguments valables ou non selon les points de vus du lecteur.

Mais cette lettre, c’est aussi une déclaration d’amour à ce que l’auteur nomme « la vrai littérature », il y explique ce qui lui plait dans cet art et pourquoi elle devrait être acclamée, publiée et lue par un bien plus grand nombre. Un amour qu’il partage avec de nombreux auteurs et qu’il veut nous partager en citant nombre d’œuvres qu’il considère comme littéraire.

Bien que certains termes comme « vrai critique » ou « authentique écrivains » peuvent faire grimacer bon nombre de personnes, car après tout qui est réellement Jean-Michel Delacomptée pour ce permettre un tel jugement sur certains métiers du livre, cet ouvrage est une excellente ouverture et intronisation à la profonde littérature, celle qui n’est connue que par peu de gens, les plus grands.

Je conseille cette œuvre particulièrement aux étudiants en Lettres et aux amoureux de la littérature « traditionnelle » qui trouveront qui plus est dans ses pages nombreux titres pour continuer à assouvir leur curiosité et leur savoir.


13/20

lundi 31 octobre 2016

Harry Potter et l'Enfant Maudit

Titre : Harry Potter et l’enfant maudit
Auteur : John Tiffany et Jack Thorne
Éditeur : Gallimard jeunesse
Genre : aventure, Fantasy, jeunesse
Résumé : Etre Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il travaille au cœur des secrets du ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Quand passé et présent s’entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus.

Harry Potter, un nom et un univers qui nous ont fait rêver pendant des années à travers des livres, des films ou des parcs d’attraction. Alors quand une nouvelle aventure nous est promise c’est la frénésie qui s’empare des fans. Mais malheureusement pour n’obtenir qu’une déception amère et un terrible sentiment de trahison.


Cette huitième histoire, écrite et mise en scène par John Tiffany et Jack Thorne, ce passe vingt-deux ans après la Bataille de Poudlard. Harry, devenu adulte, père et chef du département de la Justice Magique, a énormément de difficulté pour communiquer avec son second fils Albus Severus Potter. Et ce dernier, considérant que son père n’a fait que des erreurs, décide de remonter le temps pour changer l’une d’entre elles, la mort de Cédric.


Et dès cet instant, on sort complètement de l’histoire. Le choix de la personne à sauver est en lui-même illogique. Albus préfère ressusciter un garçon dont il ne sait rien plutôt que les parents de Teddy Lupin ou son oncle Fred Weasley, qui font tous partis de ses proches. La logique et le caractère du héros sont exaspérant et rappellent fortement Harry lui-même adolescent, principalement lors du tome 5.


La totalité des anciens personnages n’ont subi aucune évolution et on a l’amère impression de les voir évoluer comme s’ils avaient encore 15 ans, ce qui est vraiment très agaçant. Seul Drago Malfoy a subi une évolution logique et ses répliques mordantes envers Harry sont très plaisantes. Scorpius est aussi un personnage très intéressant, assez bien écrit, et sa relation ambiguë avec Albus, bien que ratée, est très agréable à lire. Il est terriblement dommage que les auteurs ne soient pas allé jusqu’au bout de la relation homosexuelle qu’ils installaient entre Scorpius et Albus, à croire qu’ils ne l’ont pas assumé et ont donc préféré l’annulé à 
trois scènes de la fin.

La pièce possède pourtant de bonnes idées. Le monde alternatif ou Voldemort gagne est très crédible et sombre à souhait même si la présence de Rogue est illogique, le professeur étant mort avant la victoire de Harry. Il est très agréable de voir la recherche effectué pour le créer. Faire de Cédric un mangemort et la cause de la défaite d’Harry aurait pu aussi être très bien si cela avait été fait correctement, mais avec tous les évènements précédents, on n’y croit malheureusement pas. De plus, de nombreuses fanfictions sont bien mieux construites et écrites que cette huitième histoire.


C’est vraiment dommage que malgré les bonnes idées, rien ne fonctionne correctement et que toutes ces idées risquées soient abandonnée rapidement, comme des promesses non tenues. Malgré cela, « Harry Potter et l’enfant maudit » n’est pas une histoire à lire mais bien à regarder, car sur scène, il ne fait pas de doute que cela doit être magnifique.



12/20

samedi 15 octobre 2016

Les Guerres du Miroir

Titre : Les guerres du Miroir, Alice en exil
Auteur : Frank Beddor
Éditeur : Bayard Jeunesse
Genre : Fantastique, Réécriture
Résumé : A l’âge de sept ans, Alyss sait déjà qu’elle sera reine du Pays des Merveilles. Mais le conte de fées vole en éclats, comme un miroir qui se brise. Sa démoniaque tante Redd déclenche une guerre sans merci pour prendre le pouvoir, et Alyss assiste, impuissante, à la mort de ses parents.
Elle n’a plus d’autre choix que de trouver refuge dans notre monde, en Angleterre, et d’oublier le sien. Adoptée par une riche famille, Alyss deviendra Alice, une sage jeune fille promise à un prince. Puis un jour, un inconnu vient la chercher en la suppliant de revenir. Découvrant son pays dans un triste état, elle se lance à la conquête du trône, avec l’aide du chapelier Madigan, du précepteur Bibwit Harte, de la Tour blanche et de Dodge, son ami d’enfance assoiffé de vengeance…

Dix ans après sa sortie en librairie, c’est une réécriture pleine de surprises, à découvrir ou redécouvrir, comme on les aime que l’auteur nous promet.

De la surprise car Les guerres du Miroir sont d’une originalité époustouflante. Frank Beddor nous propose une réécriture du conte d’Alice au Pays des Merveilles beaucoup plus sombre et réaliste mais en même temps plein d’imagination et de féerie. Dans cette réécriture, nous suivons Alyss de Cœur, héritière au trône du Pays des Merveilles, qui voit sa vie basculer en cauchemar et qui est obligé de s’exiler sur Terre, à Londres en 1880, jusqu’à être en âge de reprendre le trône qu’y lui a été volé.

Les personnages de Frank Beddor sont hauts en couleurs et attirant. Alyss, bien qu’elle puisse être parfois horripilante, est attachante et drôle. Le Chapelier, présenté comme une garde du corps invincible, est charismatique et mystérieux. Les autres personnages, plus secondaire dans le tome 1, sont tous aussi très attachant.
La partie se passant en Angleterre, où l’on voit grandir Alyss est certainement la moins intéressante, les meilleurs passages étant la quête du Chapelier pour retrouver Alyss et la guerre au Pays des Merveilles.

Difficile de trouver des points négatifs sur une telle œuvre aussi féerique et pourtant très sombre, aux personnages attachants et tous différents et originaux. L’auteur n’hésite pas à dépasser les limites de la réécriture en inventant des personnages n’existant pas de base dans l’œuvre original.

Une trilogie originale et féerique qui nous fait voyager dans un monde magnifique et sombre pour suivre des personnages attachants et charismatique. Une trilogie pleine d’aventure et de merveilleux impossible à lâcher avant la fin.

19/20

samedi 1 octobre 2016

Rock War Tome 1

Titre : Rock War
Auteur : Robert Muchamore
Éditeur : Casterman
Genre : Musique, littérature jeunesse
Résumé : Jay, Summer et Dylan ne se sont jamais rencontrés. Pourtant, ils partagent le même rêve de gloire. Le premier ne vit que pour son groupe de rock. La deuxième possède une voix à couper le souffle. Le troisième a de la musique plein la tête et des mains de virtuose.

Malgré une couverture qui n’attire pas particulièrement, Robert Muchamore nous invite dans une histoire haute en couleur et captivante.

Dans cette nouvelle saga, très différente de Cherub, Muchamore nous fait découvrir les vies très différentes de Jay, Summer et Dylan qui ont chacun une approche et une relation avec la musique très opposée. Avec Jay qui ne vit que pour la musique et son groupe mais que personne ne prend au sérieux, Summer qui se retrouve plus ou moins embarquée de force par ses nouvelles amies et Dylan qui est autant un génie de la musique qu’il n’est paresseux, ce sont trois façons de vivre la musique et d’envie de rêve qui nous est présenté.

Les Personnages sont captivants et passionnants. Leurs vies sont toute une aventure, comme ce l’imagine la plupart des adolescents de leur âge. Chacun à une vie tout à fait envisageable, sauf peut-être Jay dont la vie de famille est sacrement tiré par les cheveux. Ils donnent en tout cas envie de vivre la même vie et expérience qu’eux, même s’ils semblent tous être des enfants/ados à problèmes comme s’il n’existait que ce genre d’adolescent.

Le style de Muchamore reste simple et ciblé pour la jeunesse mais il manque cruellement en début de chapitre un moyen de savoir quel personnage nous suivons car il y a beaucoup de lieu et de choses à enregistrer et il peut être dur de s’y retrouver. Mais Muchamore nous plonge tout de même dans un univers coloré et énergique.

Malgré une couverture peu attrayante, l’auteur nous fait découvrir une histoire pleine d’humour et d’amitié dans un univers musical coloré et envoûtante. Tout a fait le genre de roman estivale pour aborder la rentrée avec bonne humeur.

15/20

mercredi 14 septembre 2016

Poppy Pym et la malédiction du Pharaon

Poppy Pym


Titre : Poppy Pym et la malédiction du Pharaon
Auteur : Laura Wood
Éditeur : Seuil
Genre : Jeunesse, aventure
Résumé : Orpheline, Poppy Pym a grandi dans un cirque et a bien du mal à s’adapter à sa nouvelle vie au pensionnat Saint Smithen. Ici, pas question de grimper aux arbres, de s’habiller n’importe comment ou de manger de la barba à papa au petit déjeuner !
Mais une exposition d’antiquités égyptiennes et une succession d’événements étranges viennent troubler la tranquillité du collège. Et si ces incidents étaient liés à la présence du rubis du pharaon, que l’on dit maudit ?

Il est difficile de savoir quoi penser d’une œuvre qui possède de bonne idée mais qui à la lecture donne un sentiment de malaise à cause d’une trop grande ressemblance avec une autre œuvre devenu un classique de la Fantasy jeunesse.

Laura Wood, l’auteur, nous raconte l’histoire de Poppy, sa jeune héroïne de douze ans, orpheline mais élevé dans un cirque par sa famille adoptive et aimante. Mais cette dernière décide que Poppy doit vivre une vie normale dans une école pour étudier mais surtout pour rencontrer des enfants de son âge et les membres du cirque l’envoie alors dans un pensionnat très huppé.

L’histoire part assez bien en prenant a contrario le cliché de l’orphelin, vu que l’héroïne, Poppy vit dans une famille aimante et un monde extraordinaire représenté par le cirque et pars découvrir, sans avoir le choix, un univers ordinaire représenté par une pension pour adolescents. Alors que n’importe quel héro serait heureux de changer d’univers et partir à l’aventure, Poppy ne veux absolument pas que son quotidien change. C’est une très bonne base de départ qui donne une bonne promesse d’originalité.

Malheureusement une promesse qui n’est pas tenue. Toute l’histoire au fil des pages à une étrange sensation de « déjà-vu », une étrange ressemblance avec Harry Potter, beaucoup trop présente pour être juste un hommage ou une petite coïncidence involontaire. N’importe quelle personne quelque peu connaisseur de la saga « Harry Potter » par les livres (ou même les films) ne pourra pas passer à côté. Chaque moment ayant une certaine importance renvoie de façon troublante à Harry Potter. De l’école qui sépare ses élèves en quatre « maisons » au professeur mal aimé mais qui est en fait gentil, en passant au mérite/démérite qui rappelle beaucoup les points de Poudlard.

Et ces impressions ne s’arrêtent pas au scénario ou à l’univers, les personnages eux-mêmes traînent comme un boulet les trop grandes ressemblances avec Harry Potter. Pim, l’héroïne, a une grande ressemblance avec Harry dans leur relation avec leurs professeurs et leurs situations assez identiques. Les deux amis de Poppy
, Ingrid et Kip, ressemblent aussi beaucoup à Hermione et Ron, par leurs caractères, l’une Miss-Je-Sais-Tout, l’autre le gamin marrant et un peu lourdaud, formant à eux trois un trio qui doit mener une enquête sur un objet magique. Et même Amandine, la rivale de Pim, subit sa trop grande ressemblance avec Draco Malefoy, le rival d’Harry, de par leur caractère identique de personnage qui met des obstacles sur la route des héros, qui leur fait des ennuis que par l’entourage d’Amandine, très semblable à celui de Draco.

Bien que l’histoire promettais des choses intéressantes, sa trop grande ressemblance, à la limite du plagiat non assumé, avec la saga « Harry Potter » casse tous les espoirs qui aurait pu naître avec et tout envie de connaitre les aventures de Pim et ses amis. Un roman décevant déconseillé particulièrement aux fans de « Harry Potter ».

8/20

mercredi 17 août 2016

Et j'ai lu

Fangirl

Titre : Fangirl
Auteur : Rainbow Rowell
Éditeur français : Castelmore
Genre : Jeunesse, Romance
Résumé : Cath ne vit que pour et par l’écriture. Elle est une fan inconditionnelle de la série de romans à succès Simon Snow… au point de rédiger elle-même les aventures de son héros préféré, en attendant la parution du dernier tome ! Elle vit dans une bulle qu’elle ne partage qu’avec Wren, sa sœur jumelle, loin de toute vie sociale. Pourtant c’est désormais en solo qu’elle devra affronter le monde extérieur. Wren vient de lui annoncer l’impensable : cette année, à la fac, elles feront chambre à part. Cath saura-t-elle s’ouvrir aux autres et profiter de sa vie étudiante ? Et l’amour dans tout ça ?

Un roman au grand succès prenant pour thème l’écriture, mais surtout la fanfiction, il faut dire qu’il n’en faut rarement plus pour intriguer. Un livre à la bonne odeur de l’été.

Ecrit par Rainbow Rowell, Fangirl nous raconte l’arrivé de Cath à l’université pour sa première année, sauf que Cath, au contraire de Wren, sa sœur jumelle, ne veut pas se séparer d’elle et est effrayée par le monde de la fac. Tout ce que veut Cath, c’est restée dans le monde virtuel que lui offre l’écriture de fanfiction sur la série Simon Snow mais elle va devoir apprendre à devenir adulte et prendre du recul sur son amour pour sa série de jeunesse préféré.

C’est le genre d’histoire qui ne se prend pas trop la tête, qui fait son bonhomme de chemin tout en gentillesse. Le récit est très agréable et ce lit facilement. Le style de Rainbow rend la romance très attachante et très mignonne sans pour autant la transformer en quelque chose de niais et dégoulinant. Bien qu’il y ait quelques longueurs, cela ne gêne aucunement la lecture, rappelant la vie quotidienne, comme une journée de travail ou de cours un peu longue.

Les personnages sont tout aussi attachants que l’histoire générale. Cath, solitaire et introvertie, qui ne vit qu’à travers ses fanfictions, qui n’aime pas les gens, les fêtes, la compagnie réelle, obligé de découvrir tout un nouveau monde, nouveaux amis, nouvelle coloc. C’est incroyable ce que l’on peut se retrouver dans le personnage de Cath par de nombreux aspect, un personnage écho aux Potterheads surtout. Beaucoup pourraient se retrouver en Wren, ou dans les autres personnages. Leurs situations communes est en fait très semblable à celles que peuvent rencontrer des fans qui écrivent des fanfictions, ou des jeunes écrivains, et qui provoquent l’incompréhension des personnes la plupart du temps.

Il est pourtant dommage qu’une œuvre qui prend pour thème principal la fanfiction, n’en fasse pourtant pas le cœur de son histoire qui est très rapidement mis au second plan pour l’histoire d’amour entre Cath et Levi. Une œuvre qui avait pour thème, un sujet original et très connu des adolescents se trouve un peu gâché par la sur présence de l’amourette banale et sans originalité.

Une œuvre rafraîchissante qui pousse à réfléchir sur la relation que l’on entretien avec nos séries romanesque préféré, un peu trop porté sur la romance et pas assez sur l’écriture mais qui développe des relations très humaines et nous offre un moment de lecture extrêmement agréable.

14/20

lundi 25 juillet 2016

Et j'ai lu

Nos Âmes Jumelles

Titre : Nos âmes jumelles
Auteur : Samantha Bailly
Éditeur français : Rageot Editions
Genre : Young Adult, Amitié
Résumé : L’une est blonde, l’autre brune. L’une solaire et populaire, l’autre timide et solitaire. Sonia, dite Yuna, écrit pour une association, Trames, qui publie un fanzine. Elle y rencontre Lou, dite Tiamat, qui s’affirme dans l’art du dessin suite au divorce brutal de ses parents. Leur amitié virtuelle se double d’échanges sur leurs créations et leur vie affective. Jusqu’au jour où les deux jeunes filles se rencontrent un weekend autour d’un projet…


Un livre sur les rêves de création et de publication de deux jeunes filles qui se rencontrent et vivent une profonde amitié sur internet. Il en faut pas plus pour attirer un public dans une histoire passionnante.

Il y avait tout pour faire un chef d’œuvre de la littérature Young Adult : une bonne histoire très actuelle, des personnages puissants, des situations adolescentes qui sont comprises par les lecteurs et font réfléchir les adultes. Mais malheureusement tout est gâché par une écriture trop simpliste, une histoire trop peu détaillée et bien trop rapide, des personnages secondaires parfois très archétype et surtout des thèmes bâclés. L’histoire se concentre plus sur la relation des héroïnes et de leurs parents respectifs. Même leur amitié n’est pas mise au centre du récit. Et c’est tellement dommage.

L’auteure veut parler de la passion qu’on peut développer pour le dessin et l’écriture et la difficulté et l’incompréhension de certains adultes, souvent les parents, mais elle passe totalement à côté en mettant en avant les clichés sur les artistes, sans les démonter. Lorsque les différents personnages du Fanzine se rencontrent lors d’un salon, l’auteur nous montre les héroïnes fermées d’esprit par rapport au comportement d’un autre. Ce qui nous rajoute une raison de ne pas s’attacher à elles. Les relations par internet ne sont que très peu mise en avant, elles aussi, posent des questions sur leurs possibles dangers mais les balayent sans y répondre.

Si ce roman possède un message, il est
dur à trouver et à comprendre. Pas sûr que « n’avoir aucune prudence sur le web » soit le message que cherche à véhiculer l’auteur. Et si celui-ci est « croire en ses passions et ses rêves et tout faire pour les réaliser », il est alors mal exploité et mal mis en avant.

« Nos Âmes Jumelles » aurait pu être une œuvre prometteuse mais elle est tirée vers le bas par une histoire bâclée et trop rapide, des personnages peu convaincants et des messages difficiles à comprendre. Même si l’histoire nous fait attendre le tome 2 pour connaitre la suite des péripéties des héroïnes, le tome 1 n’est pas à la hauteur des espérances qu’on aurait pour lui.

10/20

vendredi 15 juillet 2016

Et j'ai lu

De L’autre côté de l’eau

Titre : De l’autre côté de l’eau
Auteur : Sarah Clain
Edition : Plume Blanche
Genre : Fantasy, aventure, jeunesse
Résumé : Dans une ville merveilleuse, aux habitations faites d’arbres gigantesques et protégée par cinq grand Sages, Enor mène une vie insouciante avec ses parents. L’arrivée de Shadrack, un garçon énigmatique qui semble détenir de nombreux secrets, va bouleverser toutes ces certitudes. « Pour quitter ce monde, tu dois traverser l’eau » Mais, qu’y a-t-il de si mystérieux de l’autre côté de l’eau ?


Découvert lors de la Japan Expo, les Editions Plume Blanche m’ont fait découvert une merveille de la littérature jeunesse Fantasy. Mais il ne faut pas se fier au résumé assez mystérieux et brumeux.

On suit dans ce tome unique, l’histoire d’Enor, jeune garçon de 13 ans qui vit une vie insouciante dans la ville de Préservée, qui a tout de la ville utopique, jusqu’à l’arrivée de Shadrack, un garçon aux nombreux secrets, et de Dihamm, jeune fille impétueuse et populaire. L’arrivée de ces deux enfants va pousser Enor à remettre en question tout ce qu’il pensait normal et l’emporter dans une aventure fabuleuse et magique.

Plein de mystère, le roman nous présente une vie utopique où on ne se pose pas de question, où tout est acquis et normal. On suit Enor qui est présenté comme l’habitant type de Préservée, une personne qui trouve sa situation normal et ne pose aucune question. Au début, Enor possède un avis très fermé sur ce qui l’entoure et les habitants. La plupart ne sont présenté que sous un certains trait de caractère tant qu’Enor n’a pas appris à dépasser ses idées et à les connaître. Ce qui renvoi fortement au comportement que peuvent avoir certains adolescents de nos jours. Dihamm parait au début très prétentieuse, Shadrack, imbu de lui-même… Mais leur personnalité évolue en même temps que l’histoire avance et qu’Enor grandit.

Il est impressionnant de voir à quel point le monde que l’auteur a créé est cohérent et crédible avec son histoire, ses légendes, ses coutumes et ses peuples. La plume de Sarah Clain est envoûtante et pleine de simplicité qui permet une entrée immédiate dans son univers idyllique. Elle se ressent aussi beaucoup dans les descriptions très imagées de l’auteur, au point de se demander si ce n’est pas le point fort de l’écrivain.

Il est peut-être un peu dommage, qu’à part le secret qui lie tous les personnages, la plupart des secrets concernant personnellement les héros soit assez facile à deviner. Mais pour un livre typé jeunesse, cela reste de bonne surprise, Shadrack en particulier surprant jusqu’à la fin. Une mention spéciale doit être faite à la couverture magnifique qui est très mystérieuse et attise particulièrement la curiosité.

Une histoire de Fantasy jeunesse plein de mystère et de magie, enchanté par une écriture envoûtante et des personnages coloré.
Et si le reste des ouvrages publiés par Plume Blanche est de la même qualité que De l’autre côté de l’eau, c’est alors une maison d’édition à connaître et à suivre de toute urgence.

18/20


vendredi 8 juillet 2016

Et j'ai Lu

La Nuit des Enfant Rois

Titre : La nuit des Enfants Rois
Auteur : Bernard Lantéric
Éditeur français : Livre de Poche
Genre : Littérature française
Résumé : Cela se passe une nuit, dans Central Park, à New York : sept adolescents sont sauvagement agressés, battus, certains violés. Mais ces sept-là ne sont pas comme les autres : ce sont des enfants-génies. De l’horreur, ils vont tirer contre le monde une haine froide, mathématique, éternelle. Avec leur intelligence, ils volent, accumulent les crimes parfaits. Car ces sept-là ne sont pas sept, ils sont un. Ils sont un seul esprit, une seule volonté. Celui qui l’a compris, Jimbo Farrar, lutte contre eux de toutes ses forces. A moins qu’il ne soit de leur coté…
Alors, s’ils étaient huit, le monde seraient à eux et ce serait la nuit, la longue nuit des enfants rois.


Une bombe littéraire que nous offre Bernard Lantéric, indécrochable, incroyable, addictif. Un classique qui offre une bouffée d’air frais.

La nuit des enfants rois nous fais suivre Jimbo Farrar, le héros, un jeune homme génie qui découvre un jour grâce à un programme informatique ultra sophistiqué l’existence de sept enfants super-génie, et lié inconsciemment les uns aux autres. Jimbo décide alors de les rencontrer et de tout faire pour les faire se rencontrer entre eux. Mais quand arrive enfin ce jour, tout dérape et les Sept décident d’utiliser leurs intelligences pour se venger du monde.

Et mon dieu, quelle merveille ! Aussi bien sur le style, l’histoire ou les personnages. Tout y est génial. S’il peut être un peu difficile de suivre les pensées de Jimbo, et que le départ est un peu dur a prendre, on se délecte de chaque page, on adore les personnages et on déteste les Sept. Bien que la relation entre Jimbo et Mélanie soit difficile à comprendre, on ne sait pas s’ils sont amants ou juste ami, chaque personnage à son importance, ses faiblesses et ses forces. Les meilleurs moments sont certainement quand on suit les pensées des Sept, ou l’écriture devient beaucoup plus froide et distante avec le lecteur pour souligner la froideur des Sept face aux mondes.

Bernard Lantéric à un style d’écriture puissant, entraînant qui nous tient en haleine. A la fin, on en vient à ce dire « pourquoi est-ce si court ». Un pur chef d’œuvre d’écriture, d’imagination.
Une lecture de pur bonheur intense trop court. Un incontournable de la littérature qui donne envie de voir en plus l’adaptation en animation « Prodiges ».

18/20

samedi 12 décembre 2015

Un retour en force

Bonjour a tous,

Ceux qui me suivent, ou me suivaient, ont du le remarquer, mon site était plutôt à l'abandon. Cela s'explique par plusieurs raisons personnelles qui ne concernent que moi et dont je ne parlerais donc pas.
Ces raisons n'étant désormais plus d'actualité et résolus, j'ai bien l'intention de reprendre en main Éclat d'Histoire mais il faut que vous sachez plusieurs choses. Pour un certains temps, les critiques risquent d'avoir une publication irrégulière et à terme certainement plus espacé qu'avant, ou je postait un article toute les semaines, ce qui devenait au final plus contraignant pour moi et me démotivait. J'ai aussi l'intention de rendre mes articles plus diversifiés, je continuerais les critiques de livres, mais désormais il y aura aussi des articles concernant les mondes du livres en général car cela me plait beaucoup.
Les articles risquant d'avoir une publication irrégulière pendant un certains temps, je vous encourage a me suivre sur mon compte Twitter ou je posterais un lien pour chaque nouvel article.

Je tiens a m'excuser auprès de ceux qui attendaient peut-être la renaissance du site sans la voir arriver, mais cela aura désormais lieu.
Bon Voyage a tous sur les sentiers de l'imaginaire.

Joshiroo

dimanche 5 juillet 2015

Parlons un peu de

La rentrée littéraire


Le mois de juillet commence, et alors que certains partent en vacances ou vont à la Japan Expo, chez nos amis les libraires commencent les mois les plus important pour eux. Car pendant que tout le monde se détend et se repose, passe du temps avec sa famille, c’est la frénésie chez les libraires. Des piles de cartons qui envahissent le magasin, les vendeurs surexcités, les représentants stressés… Bref, c’est un moment de gros stresse, bien que les libraires sachent bien le cacher.

Mais la rentrée littéraire, qu’est-ce que c’est ?


Cela représente la période de juillet à octobre ou les libraires reçoivent toutes les nouveautés des éditeurs. C’est souvent dans cette période que les « grands auteurs » publient leur roman de l’année. Chaque année, durant cette période, sont publiée entre 500 et 600 nouveautés, dont près de 200/300 « premier roman » c’est la période la plus intense en publication avec noël. Chaque éditeur espère se démarquer et vendre le plus.
Il faut savoir que la rentrée littéraire englobe techniquement tout les registre littéraire sur le marché mais accrochez-vous pour trouver de la littérature jeunesse ou historique, considérez à tort comme ne faisant pas partie de la rentrée littéraire par beaucoup. Pourtant, les éditeurs en profitent tout de même pour publier des romans dans ces registres, pour augmenter les ventes générales. Le lecteur est un acheteur frileux en cette période.

Et les libraires ? Comment arrivent-ils à nous conseiller correctement ?


Il faut savoir, que la plus part des libraires, font déjà un premier tri dans les nouveautés avec les représentants d’éditeurs. Ils ne choisissent bien sûr pas les 600 livres qui seront vendus, les libraires n’aurait jamais assez de place dans leurs boutiques, aussi grandes soient-elles. Ils font donc une sélection, se basant sur le succès de certains auteurs, les préférences clientèles et les conseils des représentants. Ce qui réduit déjà beaucoup le nombre de livres que ces chers vendeurs devront conseiller. Cette sélection ce fait souvent en avril.
Ensuite, entre avril et juillet, les libraires reçoivent alors ce qu’on appelle des Services de Presse, ou SP. Ce sont des versions non définitives des œuvres, souvent sans couvertures, offerts aux libraires pour que ceux-ci puissent les lires avant leurs sorties officielles. Cela permet aux vendeurs de préparer leurs critiques et leurs conseils à l’avances et surtout d’organiser leurs lectures.
Malheureusement, les libraires n’ont pas la capacité de lire toutes les œuvres vendues pendant la Rentrée Littéraire, il arrive donc souvent que nos amis vendeurs se baladent sur internet en quête de critique et d’avis d’internautes et  de blogueurs.

Mais c’est inadmissible, ils nous mentent donc ! Ils sont donc incapables de lire quelques livres.


 Holà, du calme jeune chenapan ! Je te vois venir avec tes gros sabots et ton manque de respect envers ces honnêtes travailleurs. Ou est-ce que tu te crois pour te permettre ce genre de remarque irrespectueuse ? N’oublie pas que les libraires ont beau aimer les livres, dans 99% des cas, ils ne passent pas leurs vie à lire. Ils doivent s’occuper de leurs familles, de leurs factures, bref de leurs vies privée. Ils ne peuvent donc pas tout lire, tout connaitre et tout conseiller.

La Rentrée Littéraire est une période intense pour les libraires, qui en ressortent éreintée et stressé. C’est une période très importante pour eux et les éditeurs, car un grand chiffre d’affaire y est fait. Et n’oublier jamais de toujours respecter vos libraires, qui n’ont pas la connaissance infuse des livres et sont toujours disponible pour vous trouver des perles. 

dimanche 28 juin 2015

Et j'ai lu

Les Filles au chocolat


Titre : Les Filles au chocolat – Cœur Cerise

Auteur : Cathy Cassidy
Éditeur français : Nathan
Genre : Jeunesse, Vie quotidienne
Résumé :      Nom : Cherry Costello
                      Age : 13 ans
                      Je suis : Secrète, débordante d’imagination
                      Mon style : Jeans Skinny, tee-shirts à motifs japonais
                      J’aime : les fleurs de cerisier, les roulottes de gitans
                      Je rêve : d’être acceptée par mes quatre nouvelles demi-sœurs
                     Mon problème : je suis amoureuse du petit copain de ma demi-sœur

Un peu la série de l’été, qui obtient un assez grand succès parmi les jeunes lectrices, il est temps de se pencher vers cette œuvre écossaise pleins de fraîcheur et de chocolat !

Ecrit par Cathy Cassidy, Cœur Cerise nous raconte la vie de Cherry Costello et de son père, ou plutôt du nouveau départ qui s’offre à elle vu que son père se remet en couple avec une femme et décide de déménager pour former une nouvelle famille et réaliser son rêve d’ouvrir une chocolaterie. Mais un nouveau départ loin de ce qu’imaginait Cherry qui devra se faire accepter de ses quatre nouvelles demi-sœurs.

Frais et léger, c’est une histoire que ne s’embête pas et qui se veut simple, sans prise de tête, qui veut nous faire découvrir une histoire attendrissante dans le paysage sauvage de l’Ecosse. L’écriture de Cathy vise les jeunes lecteurs et est donc elle aussi très simple et facilement compréhensible.

La jeune Cherry est un personnage dans qui de nombreux lecteurs ce retrouveront, solitaire, sans amis et à l’imagination débordante, subissant la haine de sa demi-sœur aînée. Ses quatre sœurs sont toutes très pétillantes et exubérante, eh bien que Honey peut être détestable, on ne peut que s’attacher à elle en découvrant le passé des filles.

Mais bien que tout dans ce livre transpire la simplicité et la légèreté, le sujet traité est loin de l’être, car sous tout cela, l’histoire traite de divorce, de recomposition familiale et d’acceptation. Des sujets difficiles à partager avec les jeunes la plupart du temps, et qu’ils ne comprennent pas. Sujets qui sont parfaitement maîtrisés dans ce livre.

Un livre plein de fraîcheur, de légèreté qui traite avec humour et tendresse de sujet sérieux et délicat auprès des enfants et des adolescents, à travers des personnages attachants.

16/20

mardi 16 juin 2015

Et j'ai lu

Les Yeux du Dragon


Titre : Les yeux du Dragon
Auteur : Stephen King
Éditeur français : Albin Michel
Genre : Fantasy, conte de fées
Particularité : Edition illustré
Résumé : L’ombre de Flagg plane depuis quatre siècles sur le royaume de Delain… Le jour où la silhouette du sinistre magicien se glisse derrière le trône du Roi Roland, c’est en vue d’accomplir son noir dessein… La mort n’est pas loin. La machination se met en marche, vénéneuse comma la haine, insidieuse comme le poison, distillant la peur et la méfiance chez les faibles, révélant aux justes leur force et leur courage.

Même en vivant dans une grotte, il est impossible de ne pas connaitre Stephen King, maître de l’horreur, du thriller et de la Fantasy/fantastique. Connu pour son imagination prolifique et ses histoires sombres, Stephen King nous offre un univers de conte de fée bien différent de ce à quoi est habitué son public.

Dans ce conte de fée nous suivons Peter et Thomas, deux frères héritiers du trône, et une multitude de personnages victimes des plans du sorcier Flagg pour prendre le pouvoir. Comme dans tout conte de fée, les personnages sont caricaturaux, et peuvent facilement se résumer à leurs fonctions dans le livre. Flagg le sorcier est méchant parce qu’il aime être méchant, Thomas n’est caractérisé que par sa jalousie envers son frère et Peter est caractérisé par sa droiture et son cœur pur.

L’écriture de Stephen King est déjà particulière mais il se surpasse dans cette œuvre au langage simple mais puissant. Le narrateur n’hésite pas à franchir le quatrième mur pour donner son avis au lecteur. Le narrateur étant sensé être un conteur, cela est très bien retranscrit et donne énormément de vivant à l’histoire qui nous est « raconté ».

A vrai dire, trouver du négatif à ce livre peut être difficile mais c’est certain que ceux qui n’apprécient pas Stephen King trouveront des défauts à ce roman. La version illustré bénéficie de très belles images qui font frémir de peur ou de nervosité.

Un conte de fée, raconté par un conteur énergique et vivant, qui nous ouvre les portes d’un monde merveilleux pour un moment de lecture enchanteresse.


18/20

mardi 2 juin 2015

Et j'ai lu

Le secret de l'inventeur


Titre : Le secret de l’inventeur
Auteur : Andrea Cremer
Editeur français : Lumen
Genre : Steampunk jeunesse, uchronie
Résumé : Imaginez un monde où l’empire britannique aurait écrasé la rébellion qui a donné naissance aux Etats-Unis d’Amérique….   Dans ce XIXe siècle alternatif, Charlotte, seize ans, vit loin de ses parents, descendants des révolutionnaires américains, qui continuent la lutte contre les sous-marins et les machines volantes de Britannia. Entourée d’autres enfants de la rébellion, elle habite dans un réseau de grottes souterraines non loin de la Cité Flottante de New York, ou les artisans de la Ruche et les ouvriers de la Grande Fonderie côtoient l’aristocratie des vainqueurs. Un matin, elle croise dans la forêt un garçon amnésique, poursuivi par les machines de l’Empire, et lui sauve la vie. Mais quand elle le ramène dans les Catacombes, auprès de ses compagnons de lutte, l’équilibre de son existence est bouleversé…

On suit Charlotte, jeune fille de rebelle qui rêve de rejoindre ses parents au combat pour l’indépendance de l’Amérique jusqu’à qu’elle sauve un jeune garçon amnésique qui va tout basculer dans son entourage.

La première chose qui pourrait plaire certains est l’univers uchronique et Steampunk très développé. Les mondes Steampunk sont toujours un régal, et ce roman n’échappe pas à la règle.

On suit Charlotte, héroïne type au sale caractère, et Grave, jeune garçon amnésique, au passé plein de mystère. On assiste à leur l’évolution entouré de personnage attachants et charismatique ayant pour la plupart un passé mystérieux et des secrets. Bien que la romance qui s’installe au fil du tome puisse en rebuter certains, elle est très bien écrite et ne finis pas du tout comme on pourrait y croire. En tout cas, la romance n’est pas comme dans ces romans idiots pour adolescentes sans saveurs.

Pour quelqu’un habitué à lire du Stephen King ou du G.R.R Martin, l’écriture de l’auteur peut paraître simpliste mais elle est agréable à la lecture et entraînante. L’univers uchronique de l’Amérique est rempli de mystère et de merveille. Et c’est un vrai régal de découvrir cet univers Steampunk, en particulier New York qui est très dur à imaginer mais semble magnifique.

Le seul bémol est que les plus aguerri trouveront rapidement les secrets entourant Grave, en particulier à cause de la couverture et du titre qui en révèle beaucoup malgré leur simplicité. Heureusement cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture et de la découverte.

Un univers Steampunk pétillant et coloré qu’on se délecte à découvrir en même temps que Charlotte à travers une histoire grandiose et entraînante que je conseille à tous.


18/20

dimanche 17 mai 2015

Et j'ai lu

Les Outrepasseurs


-Titre : Les Outrepasseurs, Les Héritiers
-Auteur : Cindy Van Wilder 
-Éditeur: Gulf Stream
 -Genre : littérature fantastique jeunesse
-Résumé : Peter, un adolescent sans histoires, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait la connaissance avec les membres d’une société secrète, les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…

Après nombre de critique favorable, de bouche-à-oreille positifs, il est temps de se plonger dans cet univers qui nous ouvre les bras : Les Outrepasseurs. Dès le début on est intrigué par cette couverture magnifique et pourtant très simple. Et la magie opère immédiatement.

On suit Peter, jeune garçon de 18, selon toute vraisemblance, qui après un attentat chez lui, découvre une société secrète dont il est l’un des descendants qui ont le pouvoir après une malédiction de se transformer en certains animaux. Lui, ainsi que d’autres jeunes, sont alors convoqués pour découvrir les origines de leurs familles.

Par où commencer ? Cindy Wilder possède une plume magique, poétique et très envoûtante. La manière dont elle écrit son histoire est très innovante car c’est une histoire dans une histoire. Peter, le héros de l’histoire, n’est qu’un personnage miroir dans ce premier tome ou l’on découvre les origines des Outrepasseurs.

On y découvre qui étaient les premiers Outrepasseurs et leurs histoires. Peter et les autres personnages ne sont qu’au second plan. Des pauses dans l’histoire des origines qui permettent aux lecteurs de respirer et d’intégrer les informations.

Peter, utilisé comme personnage miroir, est peu développé ce qui est normal car le tome ce concentre sur le passé. C’est une façon originale de découvrir le passé des héros que l’on doit suivre, alors que normalement on découvrait leurs passé petit à petit, on découvre tout de la première génération. 

Et bien que l’on ne ressente rien de particulier pour Peter, beaucoup d’empathie se développe pour Niels et les autres. On développe la même colère, la même tristesse, la même rage. C’est très impressionnant, très poignant. On découvre aussi « les ennemis », les fés. On nous présente des personnages suivant leurs propres désirs et leurs propres plans. Au point qu’on ne sait pas où ce placer, qu'on ne discerne pas les méchants des gentils, personne n’est tout blanc ou tout noir.

Le seul bémol découvert est le manque de développement des personnages du présent et les chapitres très courts qui leurs sont accordés bien que cela serve l’histoire.

Un roman à la plume magnifique et vibrante, une façon de raconter une histoire originale, des personnages attachants et intriguant. Ce sont tous les ingrédients nécessaires pour nous promettre un tome extraordinaire et une suite spectaculaire. Une trilogie incontournable et un splendide coup de cœur.

19/20


mardi 12 mai 2015

Et j'ai lu

Brotherband


-Titre : Brotherband, frères d’armes
-Auteur : John Flanagan
-Éditeur français : Hachette Romans
-Genre : Fantasy jeunesse
-Résumé : En Skandie, il n’y a qu’une façon de devenir un guerrier : prouver qu’on est le meilleur. Hal n’est qu’à moitié Skandien : sa mère vient d’Araluen, patrie des légendaires Rodeurs. Il lui faudra donc fournir deux fois plus d’efforts pour prouver sa valeur. Nommé chef des « Hérons », Hal se lance avec son ami Stig et d’autre laissé pour compte dans un entrainement intensif. Au menu : épreuves de force, de course et de réflexion.


Deuxième saga de John Flanagan, c’est avec grand plaisir que l’on replonge dans l’univers d’Araluen. Mais est-ce vraiment que du plaisir ? Entre l’expérience accumulée par l’auteur qui se ressent et les détails qui chiffonnent, il est dur d’avoir un avis positif pour cette saga.

Dans cette nouvelle aventure, nous suivons Hal, jeune garçon à moitié Skandien, rêvant d’être reconnu par ces pairs. Sa seule chance pour cela est de faire partie du Brotherband qui gagnera la compétition de cette année. Accompagné des jeunes rébus de sa ville et de son mentor et ami, Thorn, il décide de montrer sa valeur et qu’il ne faut pas avoir honte de ses origines.

Entre le premier tome d’Araluen et celui de Brotherband, l’on voit immédiatement que John Flanagan a accumulé de l’expérience. Que ce soit dans son écriture ou dans son vocabulaire, qui s’est largement complexité et amélioré.

Pour ceux qui ont aimé la Saga d’Araluen, découvrir la Skandie est un vrai régal, patrie de personnage attachant et rigolo, mais l’enchantement se transforme vite en déception. Dans sa première saga, John Flanagan décrit les Skandien comme des pillards qui ne comptent que sur la force, passent leur temps à boire. Dans Brotherband, les Skandien sont décrit comme des hommes utilisant des techniques de combat, ne buvant jamais de bière ou d’eau de vie, pire buvant de la tisane. Ils sont décrit comme des hommes soit très cons, soit très intelligent.

Les personnages ont eux aussi un côté décevant. Hal, le héros, suit le même parcours que Will, cherchant à prouver sa valeur. Stig, meilleur ami d’Hal, suit le même cheminement qu’Horace. Quant à Thorn, sa personnalité, sa manière d’agir et de penser en fond une copie skandienne de Halt, le mentor Rodeur de Will. Erak, Oberjarl de la Skandie, présent dans la saga d’Araluen comme représentant de sa patrie, est dans cette série l’opposé de ce qu’on a pu connaitre. Dans la première saga, Erak est décrit comme un homme bourru, maladroit, parlant mal, buveur et respectant les gens d’Araluen, en particulier Will et Halt. Dans Brotherband, on nous présente Erak comme un homme autoritaire, réfléchi, parlant avec distinction et méprisant complètement Araluen.

Brotherband est une saga montrant du potentiel mais possédant de nombreux points négatifs. Cela reste un grand plaisir de retrouver  l’univers découvert dans la saga d’Araluen malgré les détails et les incohérences qui peuvent chiffonner, on ne souhaite que du courage et une bonne continuation à John Flanagan dans cette nouvelle série.


15/20

lundi 4 mai 2015

Et j'ai lu

Légendes de la Garde


-Titre : Légendes de la Garde
-Auteur : David Petersen
-Editeur français : Gallimard
-Genre : Comics
-Résumé : Depuis la nuit des temps, La Garde protège les souris des milles dangers qui menacent leur existence. Trois de ses membres les plus prometteurs, Kenzie, Saxon et Lieam, découvrent lors d’une mission de routine un noir complot ourdi dans la ville de Barkstone. Trop tard ! Lieam est fait prisonnier, les deux autres sont laissés pour mort aux portes de la ville et une armée traîtresse marche déjà vers Lockhaven, la légendaire forteresse de la Garde.



Imaginé un monde dénué d’hommes, un monde sauvage et dangereux où il faut se battre chaque jour pour sa vie. Un monde ou la race la plus évolué est celle des souris. Aiguisez vos aiguille et vos épées et venez voyager aux cotés des chevaliers de la Garde.

Les Légendes de la Garde nous racontent les aventures d’un groupe de souris téméraires et prometteuses, ayant promis de protéger leur peuple contre les mille périls qui les menacent. Nous suivons Kenzie et Saxon, chevaliers expérimentés, et Lieam, nouvelle recrue, devant faire face à une rébellion. En tout cas cela n’est que le point de départ, vu que l’histoire va rapidement au-delà de cette intrigue pour nous faire découvrir un univers immense.

Certains pourrait être rebuté par l’épaisseur des tomes, mais les ouvrages contiennent peu de textes, l’ambiance et l’univers étant transmis à travers de très beaux dessins colorés, aux tons aquarelles. On passe rapidement d’une pluie à une ville souterraine, d’une lune blanchâtre à une forêt aux couleurs chaudes. Les dessins nous font bien ressentir la petitesse des souris, au point de se sentir aussi démunie qu’elles. C’est un émerveillement pour les yeux !

Les personnages sont assez adorables et le peu de textes suffit de comprendre les caractères de chacun : la sourie téméraire, le vieux mentor grincheux et sage… Ils sont pourtant très mignons et très attachants.

J’ai déjà vu des romans et des BD utilisant des animaux comme personnages mais utiliser des souris et tout montrer de leurs points de vue, c’est bien la première fois que je vois cela dans un livre. Je ne dis pas que ça n’existe pas, mais on humanise souvent les souris en leur donnant une taille humaine et un univers lui aussi très humain, ce qui enlève du charme à l’idée. Il est d'ailleurs aussi sorti un jeu de rôle adaptant le comics et qui permet un nouveau point de vue de l'univers.

Un comics à l’idée original, à l’histoire entraînante et aux personnages adorables. Aux dessins sublimes et à l’ambiance envoûtante. Une petite merveille de trois tomes pour l’instant que je conseille vivement.


18/20

lundi 27 avril 2015

Et j'ai lu

Ma grand-mère vous passe le bonjour


-Titre : Ma grand-mère vous passe le bonjour
-Auteur : Fredrik Backman
-Éditeur français : Presses de la Cité
-Genre : Littérature Suédoise
-Résumé : Elsa a sept ans et elle est différente. Mamie a soixante-dix-sept ans et elle est timbrée. Du genre à flirter avec des policiers ou à déambuler toute nue sur son balcon munie d’un lanceur de paintball. Mais elle est aussi la seule amie d’Elsa. C’est dans les contes de sa grand-mère que la petite fille trouve du réconfort. Puis les histoires s’arrêtent brutalement. Elsa va alors faire son deuil en allant transmettre des lettres que la vieille dame a destinées à tous ceux auxquels elle a causé des soucis.  Commence ainsi une incroyable aventure qui mène la fillette dans un monde rempli de vieilles mégères, d’alcooliques et de chien de combat ; un monde qui, de jour en jour, lui en apprend un peu plus sur son aïeule peu ordinaire…


Second roman de Fredrik Backman, sorti en mars 2015, Ma grand-mère vous passe le bonjour relate les quelques mois dans la vie d’Elsa après la mort de sa grand-mère, seule amie qu’elle ait. Elsa reçoit de sa grand-mère une mission présentée comme une chasse au trésor pour qu’elle distribue des lettres d’excuses à l’entourage d’Elsa, la petite fille va alors découvrir tout le passé de sa mamie, détonnant.

Nous suivons dans ce roman une petite fille de sept ans, de son point de vue, et cela se ressent au niveau de l’écriture qui se veut simple, direct et inventif. Plus qu’un auteur qui écrit un livre, on voit une petite fille de sept ans parlé franchement à un interlocuteur. Elle y invente des mots, transforme des expressions et disgrâce énormément, nous racontant souvent les contes que lui racontait sa grand-mère. C’est une pure poésie qui nous ait raconté.

Les personnages sont attachants, bien que je trouve dommage qu’ils aient tous un passé extrêmement sombre au point que cela en devienne presque « banal ». Elsa est attachante, adorable et très drôle. Elle donne envie d’avoir une petite fille comme elle dans sa famille. Et la mamie, farfelue et originale, agit sur ce petit monde à travers ses lettres avec amour et tendresse.

J’avais peur que la présence excessive de « culture geek » soit négative pour l’histoire, mais bien que très importante, les références ne donnait pas une impression de forcée car toujours présentées avec beaucoup d’humour, à travers les paroles franches d’Elsa, comme une comparaison entre Harry Potter et Spider-Man. La seule chose qui m’ait vraiment dérangé c’est que parfois on a l’impression qu’Elsa n’a pas sept mais au moins douze ans. Que ce soit dans sa façon de parler ou ses connaissances accrues en littérature Fantasy ou jeunesse. Pour exemple j’ai bien du mal à croire qu’une enfant de sept est déjà lu une douzaine de fois chaque tomes d’Harry Potter.

Une très belle histoire qui nous est raconté du point de vue parfois idyllique d’une petite fille, qui tente de connaître les habitants de son immeuble pour mieux connaître sa grand-mère décédée, et qui vous fera rêver et voyager.


18/20